Messe noire

La messe noire, ses origines, qui la pratique…

Messe noire
Une messe noire satanique

Quand vous entendez parler de satanisme la première chose qui vous vient à l’esprit est la Messe Noire. Comme pour toute messe, il faut un prêtre. Mais le prêtre satanique qui officie à la particularité d’être un prêtre défroqué qui a renié sa doctrine chrétienne.

Vient ensuite l’image très connue de l’autel sur lequel est allongée une jeune femme totalement nue, les bras en croix, tenant dans chaque main une bougie noire. Elle a posé sur son ventre un calice qui contiendrait de l’urine de prostituée. Parfois il s’agit de sang humain.

L’image des messes noires est également symbolisée par la croix en bois renversée, suspendue au dessus de l’autel à sacrifices.

L’assemblée ressemble à une secte qui ressasse des prières et des incantations à Satan ou à quelconque démon de l’au-delà. Des psaumes sataniques sont chantés et un pentagramme est dessiné sur le sol.

Cette cérémonie est réalisée dans le seul but de faire venir le Diable. Ce dernier apparait sous une forme semi-humaine, avec une tête de bouc.

C’est alors que commence toute une série de flagellations et une partie de débauche sexuelle comprenant des cunnilingus et des fellations ou d’autres actes plus ou moins sadiques qu’on ne pourrait décemment nommer en public. Les participants profèrent des insultes à la bible et crachent sur la croix.

Les messes noires les plus réussies se soldent souvent par un rituel de sacrifice d’un bébé, non baptisé, cela va de soi.

Mais ce genre de tableau est-il réaliste ou simplement inventé par les inquisiteurs pour pousser les populations à haïr les adorateurs de Satan ? N’était-ce tout simplement pas une propagande du clergé ?

Avec un tel stratagème, l’église pouvait non seulement soumettre les populations à son idéologie mais également obtenir une source de revenus non négligeables et constants de part les redevances versées pour baptiser les enfants. Quels parents indignes auraient refusé de baptiser leur enfant en courant le risque qu’il soit kidnappé par les hordes sataniques et sacrifié sur l’autel du diable ?

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L’histoire de l’inquisition

Le culte du diable n’est pas récent et il remonte aux âges les plus anciens de l’humanité. L’homme a toujours voulu dominer et posséder. Mais les adorateurs du diable n’étaient pas si nombreux que ça. Au début de l’ère chrétienne, l’Eglise était très tolérante envers les sorciers qui n’étaient que très rarement punis et avec des sanctions très légères. Il faut attendre le concile d’Agde en l’an 506 pour que la décision soit prise d’excommunier les sorciers. Quelques années plus tard, le concile de Narbonne ajouta à cette peine symbolique les châtiments corporels. Mais l’explosion de la sorcellerie n’intervint qu’en 1257 quand Alexandre IV déclara officiellement les sorciers comme hérétiques et jeta sur eux l’anathème. C’est le début de l’inquisition.

La réaction à cet interdiction fut tout à fait l’inverse de ce qui était attendu et la sorcellerie attira les foules et fascina les populations. Les sorcières et les magiciens se multiplièrent alors qu’auparavant ils étaient relativement rarissimes. Les supplices qu’on leur infligeait publiquement, bien souvent sur de mauvaises personnes, eurent l’effet d’entretenir un climat favorable au développement de la sorcellerie à travers le peuple.

Les témoignages qui nous sont parvenus sont principalement les récits des inquisiteurs. Ils relatent des histoires de sabbat et de Messe Noire. Beaucoup d’accusations ne purent jamais être prouvées ni même justifiées. Bien souvent ce n’était que vengeance personnelle ou campagne de désinformation contre certaines castes de la population. On se souvient notamment de la persécution de l’ordre des Templiers. Ces derniers ont été accusés de vénérer Baphomet, de célébrer des rites païens. Mais la Magie diabolique et toutes ses variantes n’était qu’un moyen pour le peuple de demander secours ou puissance à une entité qui serait l’opposée de Dieu car le culte religieux n’apportait pas de solutions aux plus démunis.

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Déroulement d’une cérémonie de Messe Noire

Le « baiser du Diable », donné à chaque cérémonie de messe noire est connu comme le précurseur du terme moderne utilisé pour décrire celui, qui de sa propre volonté, désire obtenir de nombreux biens matériels grâce à l’aide des puissances démoniaques. Comme tous les rituels sataniques étaient exécutées à des fins matérielles ou amoureuses, le « oscularum infâme » (ou baiser de la honte) était considéré comme inévitable, et donc comme la perte à jamais de la possibilité d’accéder au royaume des cieux. Il est devenu courant, que toute cérémonie satanique soit appelée messe noire.

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Femme nue lors d’une messe noire

Mais une messe noire n’est pas une cérémonie magique pratiquée par le sataniste. De plus, une messe noire n’implique pas nécessairement que les participants soient eux-mêmes satanistes. La Messe Noire Satanique n’est qu’une parodie de la messe catholique romaine.

Le scenario est bien souvent invariable :

  • choix d’un prêtre ecclésiastique réfractaire
  • les robes de cérémonie diffèrent d’une confrérie à une autre
  • décorations de culte inversées
  • présence d’un autel
  • corps nue d’une femme allongé sur l’autel
  • hosties souillées
  • coupe de vin remplacée par un calice d’urine.

Le rituel satanique tourne en dérision les services religieux de l’église Catholique Romaine. La cérémonie s’achève souvent par des actes sexuels de groupe ou dans certains cas exceptionnels par des sacrifices humains, ces derniers semblent avoir totalement disparus de nos jours (il faut l’espérer). Au sens plus large, une Messe Noire peut être considérée comme une parodie de toute cérémonie religieuse quelle qu’elle soit. Pour le Sataniste, la messe noire, n’est rien de plus qu’une redondance de vieux rituels exécutés par les adorateurs de la Terre et de la chair qui furent repris par toutes les religions qui les ont ensuite parodiés. Par des tentatives qui désexualisèrent et déshumanisèrent les croyances païennes et leurs rites, les hommes de foi dénaturèrent ces rituels pour les transformer en de « véritables messes »

La noblesse pratiquait aussi des Messes Noires

Toutes les castes de la société ont été touchées par la pratique des Messes Noires et ces dernières font partie intégrante de l’histoire de France.

La reine Catherine de Médicis aurait elle-même eut recours à une Messe Noire pour préserver la vie de son fils Philippe. Elle ordonna à un prêtre de venir célébrer un culte dont les éléments sacramentels étaient une hostie noire, une hostie blanche et un calice. Le prêtre demanda à un jeune garçon de communier avec l’hostie blanche, ensuite, le prêtre sacrifia cet enfant innocent en lui tranchant froidement la tête. Le sang du jeune enfant fut recueilli dans le calice. Quant à l’hostie noire, elle était certainement réservée à d’autres desseins de cette cérémonie secrète mais on ne saura jamais à quoi exactement.

Une autre messe connut une grande notoriété. Il s’agit de celle qu’on a surnommée par la suite « Messe Guibourg » et qui fut célébrée en janvier 1678, mettant en scène une femme de la haute société qui n’est autre que la Marquise de Montespan. Cette femme était la favorite de Louis XIV. Elle aurait eut de lui 7 enfants. Craignant de perdre les faveurs du roi soleil, elle consulta des mages et des sorciers. Le destin la poussa à faire une rencontre avec celle qui devint par la suite sa conseillère occulte, Catherine Deshayes, connue sous le nom de La Voisin. Il s’agissait d’une femme qui s’adonnait à des préparations d’apothicaire, des drogues, des poisons, …et de la magie. Elle était également connue pour pratiquer des avortements.

La Voisin recherchait un lieu idéal pour pratiquer ses activités en toute discrétion et en particulier ses Messes Noires. En 1666, elle jeta son dévolu sur une grande battisse de la rue Beauregard, au sud de Saint Denis, dans un quartier appelé La Garenne. C’était une maison construite sur un immense terrain arboré et entièrement clos par une très haute muraille. L’habitation fut aménagée avec des alcôves, des laboratoires, et une chapelle. Voici la description de la pièce qui servait aux rites : « les murs intérieurs étaient tendus de noir et à l’une de ses extrémités se trouvait un autel qui ressemblait à ceux des églises chrétiennes. Derrière lui, était suspendu un rideau noir brodé d’une croix blanche. Une série de degrés menaient à l’autel dont le tabernacle était surmonté d’une croix. L’autel lui-même était fourni de cierges noirs et d’une nappe noire, elle dissimulait un matelas de la même dimension que la table de l’autel. »

Le rituel pratiqué voulait que la femme qui avait commandé la messe s’allongea, nue, en travers de l’autel, les bras en croix, une bougie noire dans chaque main. La maître de cérémonie, l’abbé Guibourg, était revêtu d’une robe blanche brodée de pommes de pin noires. Il prenait position entre les genoux de la jeune femme et déposait le calice sur son corps dénudé. La cérémonie rituelle pouvait alors commencer. Il était probable qu’un enfant était sacrifié à l’instant où le célébrant offrait l’hostie. Le sang était mêlé à celui du calice, et l’offrande adressée à Astaroth et Asmodée, le cœur et les entrailles de l’enfant servaient de poudre magique destinée au roi. Tous ces détails nous ont été rapporté par la propre fille de La Voisin.

Il fut bientôt « à la mode », pour l’aristocratie et les simples curieux, d’assister et de participer à tous types de cérémonies touchant à l’occulte et au satanisme. Mais le vrai sataniste est moins sensationnel que dans les pratiques relatées ci-dessus. Toute cérémonie considérée comme étant une messe noire doit efficacement choquer et outrager. A cette époque il n’en fallait pas beaucoup pour le faire. Le simple fait de blasphémer l’église était choquant.

La Voisin fut arrêtée le 13 mars 1679 dans l’Eglise de notre Dame où elle perpétrait une cérémonie. Malheureusement le sacrifice avait déjà été commis.

Qui sont les sataniques

En simplifiant à l’extrême on pourrait dire que chaque femme et chaque homme public, célèbre, riche, ambitieux, etc., est, sans le savoir, un Sataniste. Si on s’en tient aux recommandations religieuses, l’entrée au paradis est pratiquement impossible aux personnes riches. Nous pouvons alors supposer que les hommes les plus puissants de la planète sont les êtres les plus Sataniques qu’il soit. Cela s’applique aux financiers, aux industriels, aux hommes politiques et même aux chefs religieux tels que les papes et les imams.