A la découverte de la sorcellerie

La pratique sorcière : les premiers pas

sorcellerie

Gros temps et mauvaise presse, souvent, pour la Sorcellerie…. Et pourtant : sans la Magie, point de pratiques occultes, sans la Nature point de sortilèges, de rituels, de potions, de philtres, phylactères, sorts ou talismans !

La Sorcellerie n’existerait pas sans la Magie. Elle est aux Hommes ce que l’Enfer oppose au Paradis : sa part de rébellion, son côté obscur ou sa zone d’ombre intime.

Selon les ethymologies diverses, on retrouve principalement : « sort » tiré du latin « sortis », par extension « tirage au sort », « consultation des dieux ».

Mauvais œil

Mauvais œil

Le mauvais œil apporte malheur et maladie à sa victime. Ce « regard assassin » peut toucher tout être vivant. Au Moyen-Age, le mauvais œil était souvent attribué aux sorcières. Une personne souffrant de mauvais œil présente certains symptômes : fatigue extrême, dépression, malchance prolongée, etc. Afin de se protéger contre ce mauvais sort, il existe des amulettes.

Ensorcellement

Ensorcellement

L’ensorcellement est un procédé occulte qui consiste à soumettre un sujet à une influence magique à caractère maléfique, à l’action d’un sortilège néfaste.. L’ensorcellement peut pousser la victime à accomplir des actions qu’il ne ferait pas en temps normal. Les rituels permettant de se défaire de cet état négatif sont légion sur internet.

Devenir sorcier

Devenir sorcier

Devenir sorcier n’est pas quelque chose qui s’improvise. Cela doit venir du plus profond de son être. Il est nécessaire d’étudier consciencieusement la magie et de se tourner vers un occultiste expérimenté pour obtenir des conseils en la matière. Certains rituels et sortilèges simples sont parfaits pour initier les jeunes apprentis en herbe. Travail, patience et volonté sont les maîtres mots pour apprendre les rouages des pratiques sorcières et devenir un sorcier aguerri.

Méthodes de sorcellerie

Sorcellerie

Les méthodes de sorcellerie regroupent l’ensemble des pratiques magiques exécutées par les sorciers. Il peut s’agir de sortilèges offensifs lancés sur une personne dans le but de porter atteinte à son corps, à ses biens, à son travail, à son couple, voire même à sa réputation sociale ou de rituels de protection. Ces derniers sont actifs ou passifs. Les rituels actifs sont constitués de prières. Tandis que les rituels passifs peuvent se matérialiser par le port d’un talisman.

Sorcellerie dans le monde

devenir sorcier

La pratique sorcière est un phénomène universel qui concerne toutes les cultures. Elle est aussi présente en Europe qu’en Amérique latine ou en Afrique. La sorcellerie concerne également les religions du Livre : le christianisme, l’islam et le judaïsme. Elle est la plupart du temps condamnée par les religions. Certains d’Afrique ou du Moyen-Orient sanctionnent lourdement les adeptes de pratiques sorcellaires.

Goétie

goetie

La goétie est l’art d’invoquer les démons. Provenant du terme latin « goetia » qui signifie « sorcellerie », la goétie est une pratique ténébreuse réputée comme extrêmement dangereuse. Elle est peu répandue à l’heure actuelle du fait de ses graves conséquences sur celui qui la réalise.
Les rites goétiques étaient principalement pratiqués dans des endroits obscurs et isolés tels que des cavernes ou des cimetières.

Satanisme

satanisme

Le satanisme désigne l’action de vénérer Satan à travers des rituels pour le moins obscurs. Le satanisme théiste est une mouvance religieuse qui voue un culte aux anges déchus et à leur prince, Satan.
D’un point de vue moral, le satanisme prêche le libre-arbitre de chaque être humain, qui est capable de déterminer ce qui est bien ou mal.

Le vaudou

magie vaudou

Le vaudou est une religion mêlant les esprits surnaturels et les éléments de la nature, et qui a pour origine l’Afrique de l’Ouest. Le vaudou ou vaudouisme s’est répandu au gré des flux d’esclaves aux Caraïbes et en Amérique du Sud. On estime à 50 millions le nombre d’adeptes dans le monde. Les rituels vaudou sont particulièrement variés. Ils peuvent faire appel à des sacrifices d’animaux, à des objets rituels tels que des poupées ensorcelées également connues sous le nom de « dagydes », etc.

La santeria

santeria

La santeria est une religion originaire de Cuba. Connue également sous le nom de « Regla de Ocha », elle tire son origine de la religion africaine Yoruba. Cette religion polythéiste vénère un dieu suprême, Olodumare, et des orishas, des demi-dieux représentant les forces de la nature. De par la pression du catholicisme, ils ont dû parfois être assimilés à des saints chrétiens.

Messe noire

messe-noire

Une messe noire est en quelque sorte le contraire blasphématoire d’une messe catholique traditionnelle. Au travers de rituels, elle fait appel aux démons et aux forces du Mal. Remontant au Moyen-Âge, elle constitue la principale manifestation du satanisme. La messe noire contient tous les symboles inversés du catholicisme : un Christ obscène, les coupes sont remplies de graisse humaine, les participants sont nus sous leurs toges, etc.

Le quimbois

quimbois

Le quimbois ou kenbwa est l’équivalent du vaudou haïtien pour les Antilles françaises et la Guyane. Le quimbois a dû faire face à une forte opposition de l’Eglise, qui l’a catalogué comme sorcellerie. Les Quimboiseurs sont les prêtres de cette religion. Ils interprètent les signes divins et diffusent la connaissance parmi les adeptes.

Obéah

obeah

L’Obéah revêt différentes significations. Il représente les pratiques occultes dans les croyances traditionnelles africaines. L’Obéah est également un prêtre mystique. Il conseille et soigne les personnes possédées par le Démon. En Martinique, c’est un esprit à la forme féminine, qui vit dans certains milieux aquatiques. Ceux qui l’invoquent lui apportent des offrandes comme le sucre, le sel, etc.

Les différents Aspects d’utilisation

Entremêlée de bien des interprétations contradictoires, le côté obscur de la Magie se base – toutes utilisations et connaissances confondues – sur la Quête de l’Homme pour satisfaire ou soulager ses angoisses ou ses envies, ses maux physiques ou psychiques ; elle utilise, grâce à ceux qui la pratiquent, des notions diverses alliant la divination et le pouvoir des Simples, l’herboristerie et ses recettes parfois dangereuses, très/trop efficaces si destinées à nuire, les sorts énoncés en secret ou invoqués en chœur quand la Lune est propice.

Bien avant qu’apparaissent le Christianisme ou les religions d’Etat, on imputa les pratiques occultes à qui pouvait intervenir sur la vie quotidienne : en bien, comme en mal !

Les niveaux de Sorcellerie

Nombre de pratiques très différentes sont reliées à l’occultisme, toujours issues de la Magie, et appliquées selon les niveaux de connaissances ou de possibilités personnelles, l’usage qu’on en attend :

  1. la magie microcosmique traite de ce que le microcosme par son esprit propre et par les génies qui lui sont adjoints peut accomplir sur le plan magique, c’est-à-dire par la science spirituelle, et comment il peut le faire : le sorcier détenteur de ce don agit alors par sa propre divination sans solliciter l’aide des éléments cosmiques.
  2. la magie olympique montre de quelle manière l’homme est tour à tour actif et passif par rapport à l’influx olympique et requiert des compétences dans le domaine de l’hypnose et la soumission de la volonté du consultant
  3. La magie romaine ou sybilline enseigne l’emploi et l’action des esprits tutélaires auxquels sont distribuées les régions de l’Univers. La doctrine des Druides est issue de la magie romaine : des liens puissants avec l’Univers, la Nature sont alors indispensables pour s’attirer les bonnes grâces des esprits reliés entre Ciel et Terre.
  4. la magie pythagoricienne opère uniquement sur les esprits auxquels est donnée la connaissance des arts : physique, médecine, mathématiques, alchimie et sciences analogues. Seuls, les sorciers de haut niveau peuvent prétendre la pratiquer car elle demande une érudition approfondie en tous domaines, et peut faire de celui qui la conquiert, un sorcier redoutable et redouté, possédant en Un Grand Tout, connaissance et application, actions sur le mental et le physique, possibilité de guérir ou de nuire. La transmutation des métaux recherchée depuis l’Antiquité, et propre à faire jaillir de l’or pur du plomb et de l’antimoine, suscita bien des vocations chez les plus savants.
  5. la magie apollonienne est étroitement associée aux deux magies romaine et microcosmique ; elle présente cependant une particularité, en ce sens où elle exerce son influence sur les esprits hostiles à l’homme. Le degré de sorcellerie pour la contrer exige une grande emprise sur soi-même et un degré relationnel puissant sur les forces du Bien comme du Mal.

Rétribution d’un acte d’occultisme

Ceux/Celles qui « savaient », officiaient avec prudence : jeteurs ou leveurs de sorts, guérisseurs, le quidam en peine s’adressait toujours à qui avait déjà exercé et remporté des succès constatés et racontés alentour. On le payait en nature – produits de la ferme ou animaux de la basse-cour – et pour les demandes des plus exigeants, avec recours aux pratiques plus radicales et extrêmes, on se délestait d’un peu/ beaucoup d’or ou d’argent, jamais de bijoux qui auraient pu le faire inculper et périr en tant que vagabond et voleur.

Pratiques occultes, art inné ou pratique enseignée ?

Souvent inculquée par un parent proche, d’une génération à l’autre on accumulait et transmettait les secrets inhérents à chaque Famille et toute forme de sortilèges – connaissance, don, recettes, élaborations de formules – hermétiquement sauvegardée, constituait un héritage parfois imposant et enviable pour le successeur formé.
Certains, néanmoins, naissent avec un don spécifique – divination, relation innée à l’Occulte – que l’entourage prédisposera à développer ou utilisera en complément des acquis transmis.

Les bougies : éléments incontournables de la pratique sorcière

Dans les rites de sorcellerie moderne ou traditionnelle, le rôle des bougies est primordial et codifié.
S’initier aujourd’hui aux pratiques occultes n’est pas si difficile, à condition de trouver, dans la multitude des possibilités offertes sur la Toile, le bon site et les bons conseils. En effet, en matière d’occultisme comme dans de nombreux domaines, l’improvisation n’est pas de mise. Au cœur des dispositifs et rituels de magie noire se trouve une utilisation appropriée des outils symboliques que constituent les bougies sous toutes leurs formes, petites, grandes, de couleur ou pas, personnalisées dans certains cas en dagydes ou poupées d’envoûtement.

>>> Lire notre article consacré au rôle clé des bougies en magie noire

Les pratiques occultes face au Christianisme

Tolérée, interdite, ou sévèrement réprimée quelle que soit l’Epoque, la sorcellerie faisait l’objet de sanctions graves lorsqu’elle produisait des œuvres magiques destinées à nuire jusqu’à la mort.
La pratique de la Magie par la Sorcellerie devient à l’aube du Christianisme ou du Coran un « acte impur » visant à contraindre Dieu à n’être plus le seul Maître de ce qui doit Etre sur Terre. Le Sorcier devient alors proscrit et interdit d’en faire usage– officiellement – , ces actes interdits étant plus que jamais pratiqués en secret dans les campagnes et des lieux discrets en ville, car le praticien croit à une efficacité de la parole et du rite en soi et devient, dès lors, un redoutable adversaire pour la Foi Unique et étatique.

Des Croisades à la fin du Moyen-Age, le temps des bûchers et des exorcismes

Plus on évoluait dans les rituels ou les savoir-faire, plus la répression s’intensifia : période douloureuse, sévère, permissive à tous sévices et tortures, de 1250 au retour des Croisades lourdes en pertes humaines au nom de Dieu et de la dévotion religieuse à son comble, jusqu’à la redoutable Inquisition espagnole au 16ème siècle. Qu’un voisin vous cherche querelle, soit un peu Simple, ou héritier d’une chevelure rousse comme celle de l’Antéchrist, qu’une femme consulte une matrone accoucheuse en secret ? les voici aussitôt condamnés – peu ou prou de preuves – et traduits devant une cour sommaire avant d’être brûlés vif comme sorciers ayant pactisé avec les forces du Mal.

Le Nouveau visage de l’occultisme de la Renaissance jusqu’à Louis XIV

SorcellerieLa Renaissance et ses Lumières apportèrent une période bien plus déliée, reliant étrangement le pouvoir édifié et tout-puissant de l’Eglise Romaine et le raffinement extrême des poisons redoutables et indécelables, qui défirent bien des puissances en place dans l’Italie des Médicis et des Borgia. Sorciers et empoisonneurs furent alors mêlés en une vague de dépravation de la sorcellerie : dérive qui s’installa en France, en Espagne et en Angleterre jusqu’au début du 18ème siècle avec des répercussions dévastatrices pour la noblesse en place ainsi que la bourgeoisie aisée, et un véritable effroi s’insinua dans les mentalités : à peine osait-on manger sans être précédé d’un goûteur homme ou animal, porter une robe ou des gants qui ne soient pas enduits d’une substance délétère. La sorcellerie n’y gagna pas en adeptes y compris issus du peuple, effrayé des rumeurs issues de grandes villes, durant un siècle où l’on s’ingénia à faire périr plutôt qu’à guérir, ou détourner une influence jusqu’à ce que mort s’ensuive.
La célèbre formulation du « triple choc en retour » dans les pratiques à base de Magie Noire ne manqua pas d’ébranler les esprits et tourmenter ceux qui auraient pu être tentés d’ envoyer un parent ou rival six pieds sous terre !

Les pratiques ancestrales de retour en Sorcellerie

Dans un contexte de guerres, révolutions, et de nouvelles cohortes de peurs et de hantises quotidiennes, les actes obscurs reprirent finalement leur essor. L’Eglise paraissant impuissante à enrayer pertes d’argent ou de terres, famines, épidémies, on retrouva alors le sens de la Vie quotidienne et le goût des guérisseurs, sorciers habiles et débarrassés de leur sulfureuse réputation d’empoisonneurs : on reprit goût aux potions et aux sortilèges, rituels, incantations, port de talismans, amulettes, invocations, qui protègent et promettent bonheur, espérance, santé et longévité, même s’il faut, au passage, demander d’écarter un importun et de ruiner son commerce pour mieux faire prospérer le sien ! Il n’y a pas mort d’homme.

Toujours et encore aujourd’hui : Sorcellerie à la vie, à la mort, pour que les Forces bénéfiques et maléfiques soient Equilibrées en ce Monde !

Le Magicien dispose d’une Force qu’il connaît, le Sorcier s’efforce d’abuser de ce qu’il ignore – – –-

Eliphas Lévi