Publié le

La magie d’hier à aujourd’hui

la magie

Aux origines de la magie

Elle était sur Terre bien avant l’ Homme : issue des Quatre Eléments : Air – Feu – Eau – Terre, elle mêlait le visible et l’invisible avec Harmonie.
L’ Homme prit conscience de sa puissance : certains s’effrayaient, d’autres, plus habiles ou plus curieux, tentaient de l’approcher, de la découvrir et de l’apprivoiser pour mieux se l’approprier, enfin.

La Nature est la source Mère de la Magie : nous ne sommes pas seuls dans l’Univers et la Nature est là pour nous aider. Depuis des millénaires la Magie se révèle à celui qui sait observer en silence, se faire tout-petit sous la puissance de La Lune. Les premiers prêtres, chamans, druides, sorciers, amassèrent un Savoir immense, presque oublié aujourd’hui : plus humbles et moins avides que les Astrologues et Magiciens de l’Antiquité, ils commencèrent à assembler, mélanger selon les correspondances secrètes qui existent entre les plantes, les pierres, les animaux, les métaux et les astres pour préparer des rituels ou des soins permettant de soulager, ou de guérir.

Les maîtres de la Magie étudient la Nature depuis des siècles : des siècles de Connaissances accumulées, consignées au fil du Temps dans des grimoires pour les plus récents ou les plus érudits, et transmises de mémoire en mémoire pour les plus modestes….ou les plus méfiants : mages, voyageurs, bergers, guérisseurs, du plus obscur au plus glorieux, notre médecine moderne leur doit ses bases et nos découvertes datent des premiers magistes et alchimistes.
Au fil des siècles, suivant l’évolution et les transmissions de leur Savoir, chacun relaya ses acquis précieux et le Passeur, à son tour, enrichit progressivement de ses propres dons ou recettes le puissant héritage.

Une scission cruelle s’opéra dans l’Antiquité : si les chamans, magistes et druides retenaient les leçons de sagesse et les principes de précautions de la Magie, la civilisation galopante en Europe, dans le bassin méditerranéen, puis du Moyen-Orient à l’Extrême-Orient sépara radicalement les Pouvoirs Principaux :
Tandis que les populations du Nouveau-Monde et du Nord de l’Europe gardaient intactes les pouvoirs initiaux de leur héritage ancestral, les Gouvernants de tous royaumes, avides d’imposer une religion ou une croyance pré-définie rejetaient des pratiques naturelles de magie millénaire aux secrets préservés jusque dans la mort, pour imposer leurs propres Magiciens et Astrologues.

Conquérants, despotes, guerriers, ils tentèrent de faire plier la Magie par la Science, les rituels de foule, les sacrifices sanglants, et dominer enfin les Forces Inconnues grâce à des représentants nommés par leurs soins, souvent reliés à des Ecole de Prêtrise, eux-mêmes entourés de disciples : la Magie , comme la médecine, se scinda en castes :
les plus modestes cherchaient à protéger santé, bonheur et avenir grâce à un praticien local discret ou à des voyageurs auréolés d’une réputation efficiente ou usurpée qui repartaient ensuite, ne laissant aucune trace de leur passage. On conservait intimement l’intuition que le Vrai Savoir Magique ne pouvait être détenu par des êtres préservés comme des Dieux inaccessibles, vêtus d’or et veillés par des soldats en armes : chacun continua à consulter dans un antre secret celui ou celle qui savait le pouvoir des envoûtements, la préparation des philtres et des sortilèges, la fabrication des potions.

Dans les palais ou les riches demeures, là où l’argent avait force de persuasion, on interrogeait les astres, les mouvements des étoiles, le passage des ouragans, la montée des crues, les périodes de sècheresse ou les moussons dévastatrices. Les Astrologues, Grands Officiants, devaient, contrairement aux sorciers, rendre des comptes, faire la preuve de leurs connaissances et de leurs talents de magiciens doublés de prophètes : l’interprétation des Signes célestes était-elle favorable à une Union, serait-elle prospère en descendance, une guerre prochaine garantissait-elle le gage de nouvelles richesses et de territoires conquis ? Si tous les moyens étaient fastueusement et généreusement mis à leur disposition pour prouver la réalité d’un enseignement magique collégial, les résultats pouvaient cependant s’avérer décevants et parfois contraires aux prédictions initiales. La Magie prenait alors sa revanche : qui veut contrôler les Pouvoirs de la Terre et des Cieux est bien présomptueux et mourra pour avoir failli au principe initial – la Liberté de la Magie, unique et souveraine partout et pour tous

Des conquêtes des Frisons aux invasions des Vikings, on redonna tout son pouvoir au Druide et au Sorcier : la sorcellerie soignait, guérissait, prévoyait, et ceux qui contemplaient les phases de la Lune et les allers-venues de grands échassiers, la remontée des saumons ou endiguaient l’épidémie d’un troupeau de brebis en les dégorgeant du trèfle mortel, obtenaient le respect de Tous, chef de guerre ou humble parmi les humbles. L’ère des Magiciens et des Faiseurs de Tours était bien passée.

Vinrent les temps difficiles pour la Magie : du Haut Moyen-Age aux conquêtes des Nouveaux-Mondes, on bannit, tua, tortura pour laisser place aux Religions, tous continents confondus :
Contraint de renier les anciennes croyances, effacer toutes traces de superstitions considérées désormais hors- la- Loi et passibles du bûcher ou de la lapidation, l’ Homme plia : la Magie fut traquée et pourchassée. Imposées, étatiques, chacun devait se prosterner au nom des Religions en place et obéir à leurs seules pratiques qui bouleversaient l’ordre naturel des esprits : à qui se fier désormais, pour être sûr d’avoir un enfant mâle, qui guérirait la fièvre des nourrissons, comment faire revenir la prospérité, la chance ou le bonheur dans une Maison ? Obéir et Croire en un dieu et à des pratiques inconnues suffisait donc pour palier à la perte d’un commerce, la vengeance d’un ennemi, retrouver l’amour perdu ?

La Magie retourna là où elle était apparue aux Hommes : dans la Forêt, où peu se risquaient. Elle observa leur folie dévastatrice durant plusieurs siècles. Grâce aux disciples sages et discrets qui l’accompagnèrent et s’obstinèrent à la défendre, elle parvint à rendre plus intenses les moments de joie de vivre oubliés : à nouveau on autorisa les fêtes païennes ancestrales tant redoutées pour leurs excès au moment des Solstices ; entre semailles et moissons, peu à peu l’espoir reprit : période de vie difficile, brutale, précaire où l’on permettait à tous de renouer quelques temps avec la Nature et ses richesses, ses Levers, ses Couchers, la Renaissance d’une Saison, pour dévier, brièvement, la révolte brutale de ceux qui souffraient de ne plus pouvoir croire à la Magie qu’en secret.

Aujourd’hui, l’Homme a tout éprouvé : pouvoir, guerres, richesse, passions aveugles.
Restent la quête d’amour, le désir de mieux vivre, l’espoir de réaliser un vœu secret et tant de souhaits inavoués : dans un Monde Moderne et connecté y-a-t’ il encore une place pour la Magie et ses rites ancestraux ?
Plus que Jamais !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.